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Savez-vous manger équilibré ?

Savez-vous manger équilibré ?

De Catherine Serfaty Lacrosnière, nutritionniste, Paris  |  0 Commentaire

Super aliments, novel foods, sans lactose, gluten-free, veganisme, flexitarisme, ces nouvelles tendances tournent presque le tournis à un consommateur qui ne sait plus comment s’alimenter. Devons-nous tous arrêter le gluten ? Baies d’açai et poudre de baobab vont-ils remplacer fraises et framboises ? Les produits laitiers sont-ils vraiment les pires ennemis de notre santé ? Je vous propose de faire le point.

Gluten, lactose, très en vogue dans les pays anglo-saxons, la vague des régimes « sans » a touché la France. Pourtant, ce n’est pas pour autant que nous devrions tous tout arrêter. Bien entendu, les patients présentant la maladie coeliaque, résultat d’une intolérance au gluten, doivent éviter totalement tout contact avec les aliments à base de blé, avoine, seigle, orge, kamut et épeautre. Pour les autres, tout dépend du ressenti clinique. Car même si on ne présente pas une véritable intolérance au gluten, il est possible qu’une plus grande sensibilité à la gliadine, la molécule responsable, ait déclenché des troubles digestifs, tels ballonnements et douleurs abdominales, troubles cutanés ou une fatigue importante. Dans ce cas, il est souhaitable avec l’avis de son médecin et si possible après le dosage du statut immunologique des intolérances alimentaires, d’éviter la consommation des aliments cités pendant plusieurs mois avant de tenter une éventuelle réintroduction progressive.  Le cas du lactose est relativement similaire. La lactase, l’enzyme responsable de la digestion du lactose, le sucre du lait, diminue avec l’âge et est présente en quantité variable selon les populations (les asiatiques en fabriquent beaucoup moins). Le lactose non digéré déclenche de signes digestifs extrêmement inconfortables. L’éviction des produits laitiers de vache (à part les fromages à pâtes dures qui ne contiennent pas de lactose), mais également du lait de chèvre et de brebis devrait améliorer le confort digestif.

De façon plus ou moins concomitante, on a vu apparaître la notion de « super aliments », produits aux bénéfices nutritionnels supposés supérieurs aux autres. Mais ces affirmations sont loin d’être validées pour tous. Si les baies d’açai et de Gogi contiennent beaucoup d’antioxydants, c’est également le cas de la fraise et du persil (vitamine C) ; si la poudre de baobab apporte de la vitamine C et du fer, on en trouvera également dans les lentilles (pour le fer) et dans les agrumes (pour la vitamine C). Les autorités sanitaires sont d’ailleurs très vigilantes devant ces appellations qui ne doivent pas faire oublier au consommateur averti que c’est d’abord une alimentation variée qui doit être privilégiée pour apporter tous les nutriments nécessaires.

Cela, les végétariens et les végans le savent bien. Car s’il est évident qu’une alimentation sans produit d’origine animale est souvent carencée en fer (présent et biodisponible dans la viande rouge) en vitamine B12 (que l’on trouve dans toutes les sources animales) et parfois en protéines, il leur faut compenser ces manques par une bonne connaissance de la composition nutritionnelle des aliments d’origine végétale et donc une alimentation variée et riche en légumineuses (protéines végétales, fer), graines (acides gras essentiels, protéines), fruits et légumes (vitamines, fibres).

Autrement dit, si vous souhaitez modifier votre alimentation sans nuire à votre santé, soyez d’abord sûr (e ) de bien connaître vos équivalences nutritionnelles.

 

 

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